Vendredi 18 septembre 2009

Après un début de mois pépère, (normal en gastro, les vacances calment les maux de ventre), voici venue ce jour une consultation bien remuante

Mme C à qui j’ai découvert un cancer du colon en endoscopie la semaine passée. Il s’agit d’une coloscopie motivée par la réalisation d’un test de dépistage par hemoccult , recherchant un micro saignement dans les selles.

            Heureusement pour la patiente, le bilan ne montre pas de ganglions, pas de métastases.

            Consultation d’annonce

            Direction le chirurgien

 

Mme A.

            Le genre de malade impossible. Folle, pleureuse, l’anxieuse qui déballe tout sur le           bureau, et en plus vraiment malade, car elle a une hépatite auto-immune.

            On en est a la 4ème consult depuis mai. Elle ne veut pas faire les examens, notamment    en juin puis en juillet elle m’a pris le chou parce qu’elle refusait de réaliser           l’indispensable biopsie hépatique préalable au traitement. Elle m’avait tant pris la tête   au cours de  la dernière consult.. j’ai du lui intimer l’ordre de stopper ses chuintements, tant elle me bloquait le cerveau avec ses récriminations. Impossible de      réfléchir sereinement dans de telles conditions sur son histoire négligée et compliquée.

 

            Elle s’est enfin décidée à la faire la biopsie. En plein mois d’Aout. Sauf que cela n’a       pas fonctionné comme imaginé. En fait, au scanner , il y avait une masse, et le      radiologue a prélevé dans la masse. Et il a oublié de me le dire. Et le labo a oublié de m’avertir du résultat.

            C’est donc  juste au moment d’appeler la patiente dans la salle d’attente que je    découvre  le résultat.

            J’attendais d’y lire le stade évolutif de l’hépatite.

            Or, sur le compte rendu, il est noté : adénocarcinome…. Cancer, quoi …

            Outre le choc que j’ai reçu, moi, en lisant cela…

            Je vous laisse imaginer la suite de la consultation..

            , mais un tel choc est il imaginable, même si comme madame A on le redoute, voire on    attend depuis toujours la maladie grave…

 

Maintenant madame B, bien connue, mal au ventreuse chronique, qui jargonne 3 mots francolgériens pour redire une fois encore qu’elle a mal au ventre. Comme je ne comprends rien aux explications, elle fait rentrer son fils. Ah c’est vrai, j’avais oublié, il est simplet. Il comprend le français lui, mais pas les questions !

 

Mme Br, encore une patiente que je connais de longue date. Bien sur, nous les spécialistes, nous ne voyons les patients qu’assez épisodiquement, même si cela s’étale sur des années. En l’examinant, je plaisante. Alors, la vie, ça va, racontez moi un peu ! …

                        Ma fille s’est suicidée le 25 décembre dernier…

                        Aïe, mais c’est affreux ça, Mme Br..

                        Oui me dit Mme Br, parce que mon fils, il s’était suicidé aussi il y a quelques                   années.

                        Après ça, t’es calmée, t’oses plus poser de question

 

Finalement, arrive enfin la dernière patiente de cette consultation bien chargée.

            J’ai saigné il y a 3 semaines et il y a 3 jours, dans les selles, m’indique t’elle.

            A l’examen : il y a plein de sang, du sang pur dans les matières. Il y en a qui  consultent au moindre gargouillement, mais d’autres ont la vigilance en berne, et l’anxiété sous le zéro… Mme Y a bien un saignement actif ; Une urgence, en pratique.        La coloscopie à réaliser en urgence demain, la prise de sang, je ne sais même pas si         elle a une anémie, la consultation en urgence avec l’anesthésiste, toutes les           explications sur cette soudaine précipitation que la malade bien sur, ne comprend pas     …

 

Enfin, bref, une journée active de la vie ordinaire d’un spécialiste libéral

Ceux que les hospitaliers appellent parfois d’un ton méprisant : les médecins de ville…


 


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Mercredi 16 septembre 2009

Surprenant…

Voila 2 fois en moins d’un mois qu’un commerçant me propose de ne pas encaisser mon chèque tout de suite, ou de faire plusieurs versements.

Aujourd’hui, alors que j’achetais un téléphone portable.. (ça y est, me voici devenue Iphoniste comme tous les petits camarades, des découvertes en perspective, d’ailleurs)

Et la fois précédente, c’était en juillet, lors de l’achat des lunettes.

Cette proposition me surprend, non pas par son caractère spontané et sa gentillesse, mais surtout par son côté inhabituel. Depuis que je suis consommatrice, on ne m’avait jamais offert de telles possibilités, sans que je ne sois demandeuse en plus.

 

Cela traduit donc quelque chose de nouveau, mais de quel ordre ?

Il me semble donc ne pas avoir du tout l’air de faire partie d’une catégorie visiblement en difficulté sociale et financière.

Alors pour quelle raison me propose t’on d’étaler ma dépense, alors que jamais, avant, personne n’avait eu ce genre d’attention quand à ma solvabilité pour des achats ?

 

Mystère !


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Lundi 14 septembre 2009
 

Je l'ai vu une seule fois ce patient, en Mars de cette année. Il il a tardé à venir réaliser sa coloscopie. Mais ce n'est pas grave, elle n'était pas urgente sa colo, et ce n'est pas le sujet de cette note. Le sujet de cette note, comme vous le verrez, est dans la couleur...


Que je le retrouve en septembre au bloc opératoire, après l'avoir consulté en mars, ne me pose aucun problème. L'esprit sain, le conservateur de ma défaillante mémoire, est à mes côtés, et pallie instantanément à tous mes défauts neuronaux. Comme on allume la lumière, d'un simple clic il réveille mes souvenirs, parfois les réanime totalement . Parce que, généralement j'oublie à peu près dès qu'il repart de mon bureau tout patient sans particularité vu pour la première fois. A peu près comme tout médecin, voire comme toute personne amenée à rencontrer autant de gens différents dans une journée. Bien sur, dotée d'une mémoire visuelle ultra efficace, je reconnaitrai le patient si je le rencontre, mais il me sera dans tous les cas totalement impossible de lui attribuer un nom. Hélas pour moi, cela se produit parfois même avec des patients, voire des personnes de mon boulot que je connais et fréquente de longue date. Pas moyen de faire revenir leur nom en mémoire au moment ou ils se trouvent en face de moi. Si je dois les présenter à une tierce personne, quel bafouillage, parfois une bérézina.


Mon patient du bloc, je ne le reconnais pas, bien sur, pas vu depuis 6 mois, retrouvé en pyjama de bloc avec un chapeau sur la tête, et 2 minutes de discussion avant anesthésie, tout cela ne favorise pas la reconnaissance.


Après l'examen, je vais, comme toujours, voir le malade en salle de reveil.


La salle de réveil est immense, et il est toujours difficile d'y trouver ses ouailles après l'examen. Euh, là, j'avoue, quand il faut reconnaître un patient allongé, moitié endormi, chapeau sur la tête toujours, masque à oxygène sur la face, parmi 10 autres exactement identiques, ça devient un vrai casse tête.


Alors il y a des trucs simples pour s'aider. Homme ou femme, et hop, la moitié des patients ne rentre pas dans le moule. Gros ou maigre, bien que souvent il y a plusieurs malades de même gabarit.


Il y a quand même un truc qui aide bien à se repérer. C'est la couleur de peau.


Donc la, cet après midi, j'arrive dans la salle de réveil. Il n'y a que 2 messieurs correspondant potentiellement à celui que je viens voir. Les 2 sont côte à côte. Les 2 sont noirs. Et l'un d'entre eux me regarde arriver avec insistance, tandis que l'autre s'en fout. Mon choix est vite fait. Je me dirige vers celui qui semble m'attendre...


Mon patient, évidemment, ...

                                  C'était l'autre .....


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Samedi 12 septembre 2009
Pour faire passer un changement, mon ancienne directrice, tout en rondeurs, tout en subtilité, avec ses années d’expérience, utilisait une méthodologie tout en souplesse.

Elle avait identifié dans chaque spécialité médicale ses personnes ressources, un peu comme les médecins s’appuient sur leurs correspondants
Pour faire passer une information, il lui suffisait alors de la distiller par le biais de ses alliés, variant ses personnes cibles selon la nature des info à communiquer. Le mieux restant dans tous les cas de transmettre les nouvelles aux gens sous le seau du secret, garantie pratiquement absolue que ce sera divulgué avec une rapidité impressionnante, tant les détenteurs de secrets touchant à l’ensemble du groupe dont ils font partie, ont hâte de se faire valoir en faisant connaître qu’ils détiennent une information avant tout le monde
Ainsi allait le monde de mon établissement, jusqu'à ce que nous arrive Mme Boum Boum.
Nous voici dans un registre nouveau et un mode de communication fondamentalement en opposition.
 
D’abord Mme Boum Boum a un charisme impressionnant. Elle en fait un usage immodéré, comme si elle savait d’avance que le magnétisme de ce charisme allait passer dans un obscur arrière plan une fois qu’elle aura tant bousculé les consciences que les gens lui feront plus de reproches que de confiance.

 Ensuite Mme Boum Boum a un ego totalement surdimensionné. Toutes ses phrases commencent par « JE ». On remarque rapidement que sa formulation « j’ai fait » recouvre également des actions que vous avez faites, vous, et que vous lui avez transmises.

Mais surtout, le management de Mme Boum Boum, est dans le style fonceur.
Elle se concerte, certes, mais surtout avec elle-même. Donc, la, à peine arrivée, elle nous balance en pleine tronche, le 2 septembre, une patate chaude, concernant l’ensemble des médecins de la clinique. Sa patate en plus, elle n’est pas trop cuisinée, vraiment brute. En amont d’un projet balancé de cette manière, mieux vaut avoir préparé ses arrières et être apte à répondre aux questions. Dans la situation qu’elle a déclenchée, ce n’est pas le cas. Elle n’a pas soulevé les questions auparavant, elle n’en a d’ailleurs pas soulevé, de questions, forte de ses certitudes, assurée que sa décision, choisie seule, sans prendre la dimension des désirs des gens, allait leur apparaïtre géniale. Que les questions soient bonnes ou mauvaises, elle les balaye d’un revers de manche.
Apparamment si Mme Boum Boum a décidé, c’est que c’est forcément génial, et tout le monde va s’en rendre compte … Or, ce ne semble pas être le cas, ni être en passe de le devenir…

 Va me falloir trouver le moyen de faire marche arrière sur son projet, en tous cas de la faire cheminer pour qu’elle accepte de se diriger sur une voie annexe et pas sur une voie sans issue, la voie qu'elle emprunte me semble celle de se mettre à dos l’ensemble des praticiens de son établissement.

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Jeudi 10 septembre 2009

Bon nombre de douleurs abdominales dont se plaignent mes patients me semblent relever en fait de douleurs pariétales, crampes, contractures, tendinites dans l’aine qui tirent sur le bas du ventre, douleurs dorsales ou intercostales projetées à l’avant.

 

Mais allez donc leur faire gober un truc pareil. Ils ont mal au ventre et veulent du vrai, de la maladie d’estomac, de colon, de vésicule, de ventre, quoi. Une tension de la paroi, franchement, ça fait pas très héroïque, ils ne sont pas acheteurs. Comme mon patient de ce matin. Crampe du flanc droit survenue après une heure de course à pied …. Mais s’il était chez le gastro, ce n’était pas pour qu’on lui assure que c’était bien une crampe. Pour lui, ce ne peut pas être un crampe, pour la simple raison qu’il n’en a jamais eu ! Il voulait impérativement une coloscopie, une vraie maladie, quoi. Et quand impatiemment je lui ai dit que moi non plus, avant d’avoir une douleur nouvelle, je ne l’avais jamais eue avant, son sens de l’humour n’a pas saisi la finesse de ma répartie.

 

Un point désigne bon nombre de douleurs abdominales, et l’aphorisme appris dans ma jeunesse se révèle vrai dans 100% des cas : « une douleur abdominale désignée par un point n’est jamais grave ».

 

Assez versatile, le point douloureux souvent varie, et se balade. En haut, en bas, droite ou gauche. Il établit chez chacun des douloureux ses localisations habituelles, préférentielles.

 

A force d’être présent, même pas beaucoup en début, comme une petite musique de fond, changeant selon les humeurs, il s’impose petit à petit à la conscience de son hôte. Vient alors le moment de victoire du point douloureux. De plus en plus à l’écoute de son point migrateur, le cerveau du propriétaire va petit à petit s'orienter vers une constante vigilance. Une surveillance permanente de l’intrus s’installe, et génère, dès lors, une focalisation sur ce petit point douloureux.

 

Trop content , le point, qu’on le considère ainsi comme important. Comme le point est joueur, et a de l’humour (contrairement à la personne qu’il attaque) , il se manifeste de manière incontrôlée et incontrôlable, pour maintenir l’attention, pour ne pas se faire oublier.

 

Et donc, les patients ont mal au ventre. Ventre étant un terme générique, représentant clairement dans l’esprit populaire tube digestif ;  Et pourtant, quand les gens ont mal au ventre, ils n’ont souvent rien de plus aux boyaux que ceux qui ont mal dans le thorax avec un cœur palpitant de bonne santé.

Difficile, voire souvent illusoire, de convaincre un patient que sa douleur abdominale ne vient pas du tube digestif….

 


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Mardi 8 septembre 2009

82 ans, surement pas toutes ses dents, et une énergie dynamique autour d’une belle couronne de cheveux blancs.

 

Manque tout de même ce petit rien qui rend paroifs un vieux monsieur irrésistiblement séduisant, enjôleur, charmant.

 

Il est entièrement tourné vers lui-même. A consacré une partie de sa vie, de ses loisirs, de ses relations familiales, à faire supporter à tout son entourage ce qu’il ne peut gérer par lui-même : sa constipation… 

 

Sa femme , la pauvre est épuisée, ca fait longtemps qu’elle ne lutte plus. Elle vient toujours avec lui aux consultations, mais a cessé  d’intervenir dans son discours. Elle a fini par comprendre qu’il ne s’adresse en réalité qu’à lui-même et qu’il n’y a plus de place pour elle. Elle l’accompagne par habitude, ou parce qu’il le demande, ou parce qu’elle a peur. Dans l’autre sens, elle, que je soigne aussi, vient toujours seule en consultation.

 

Tout haut, il ressasse ses griefs contre sa fameuse constipation. , il est évident qu’en réalité il ne sait faire qu’une seule chose : se parler. Chaque journée consacrée à sa plainte efface et idéalise la journée précédente. Ce qui explique sa pugnacité dans le symptôme. Toutes les consultations se suivent et se ressemblent,  émaillées de sa ritournelle : c’est pire qu’avant, avant je n’étais pas comme ça. Et si on tente de lui expliquer, de le raisonner, de lui rappeler que si, la dernière fois, et l’avant dernière et puis il y a un an, 5 ans, 10 ans, il se plaignait déjà de la même chose, eh bien, non il ne peut, ou ne veut le croire. La rengaine est aussitôt la : mais non, avant c’était mieux…

 

Il n’y a pas de solution. On voudrait vraiment le sortir de ce tourment. Mais il ne le veut pas, quoi qu’on en pense en le voyant sans cesse revenir en consultation. Sa vie tourne autour de ce monologue avec lui-même, de son tuyau bouché centrant son corps replet et sa santé insolente. Je lui represcris les éternels mêmes médicaments, sachant par avance qu’il en fera à nouveau un usage désordonné, que la sur-utilisation des premiers jours , dans l’espoir de résoudre enfin définitivement sa constipation va le conduire à une prévisible diarrhée. Je sais d’avance combien il va s’appuyer sur ça pour stopper le traitement, car la diarrhée sera vécue comme invivable autant que l’inverse. Je sais aussi qu’il lui faut gérer les prétextes à garder un suivi médical, donc forcément la poursuite du trouble .

 

Sur l’autre fauteuil, sa femme se tait, se ratatine. Elle a eu, elle, une maladie auto-immune grave, puis un cancer. Avec cet homme à ses côtés, elle a appris le silence. Forcément, à quoi bon parler à un conjoint qui n’écoute en fait que lui-même.


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Mercredi 2 septembre 2009

Retenir 0,50 centimes d’euros par médicament peut être discuté, quoi que la somme reste malgré tout, assez modeste, et certainement gérable par une large majorité de patients.

 

Il peut paraître plus discutable que la somme soit prélevée sur chaque boite de médicament. En effet, le conditionnement des médicaments étant différent, et pas syndical, un mois de traitement peut conduire à l’achat de une à 2, voire 3 boites d’un médicament. Il n’est pas tout à fait normal que le patient paye plus de franchise seulement parce qu’un labo conditionne les comprimés à sa guise.

 

Sans parler du casse tête des traitements chroniques, associant des boites de 28 et des boites de 30, ce qui entraine un permanent et déconcertant décalage dans les différents médocs.

 

Mais en fait, personnellement, ce qui me dérange le plus dans cette franchise, c’est son côté « à posteriori ».

 

Tu vas à la pharmacie, tu achètes ton traitement, tu payes … rien !D’ailleurs, tu ne sais même pas le prix total de ton traitement, mais c’est un autre débat, il y en a long à dire sur cette ignorance, ne serait t’elle pas source de plus de dépenses ?

 

Ensuite, après quelques semaines, toujours longues, car la sécu est un organisme vivant, certes, mais à cerveau lent .., après ces quelques semaines tu reçois un papier de la sécu, qui t’indique le prix des médicaments que tu as achetés , et en bas , sur une ligne, le montant de ta franchise. Mais comme tu n’as rien payé, il est indiqué que les franchises seront à régler lors d’un prochain achat ! Cette ligne est agaçante. Elle te place en situation de débiteur. Franchement , les quelques euros que je dois à chaque fois, j’aimerais mieux les régler tout de suite. Quand on me marque sur un document que je dois 1,5 euros à la sécu (franchise de mon traitement mensuel), j’ai l’impression que cela me coûte plus cher que si je les avais donnés au moment de mon achat de médicament. En effet, donner de l’argent dans le cadre d’un achat est dans l’ordre des choses, et beaucoup moins tracassant que de se voir dire « vous devez rendre de l’argent, parce que vous avez acheté quelque chose »

 

Corollaire de cette méthodologie de récupération des sous par la sécu, étant donné que tu ne débourses rien chez le pharmacien, rien dans les laboratoires d’analyse, le seul remboursement qui va donner lieu à la récupération des franchises de la sécu, ce sont les consultations chez les médecins.

 

Et du coup, lorsque tu vas chez le médecin, on te les compte en une fois, toutes les franchises, et celle de ta famille s'ils sont sur ta sécu. De petits ruisseaux de 50 centimes par ci ou par la finissent par faire une rivière d’euros bien consistante.


Du coup, tu as l’impression que les consultations médicales sont encore plus mal remboursées qu’en réalité. Et tu pesteras contre qui ? contre ton médecin, bien sur, dont les consultations sont si chères !


Pendant ce temps, le pharmacien ne s’est pas emmerdé, lui, à faire le trésorier de la sécu.

Comme à l’accoutumée, le système aboutit à faire peser la suspicion sur les médecins, et à bien faire comprendre aux malades que ce sont eux les grands dépensiers de la santé, dont on peut, à loisir, amputer les remboursements en y imputant les franchises des autres prestations.


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