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  • : Le blog de ML
  • : 04/07/2007

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Dimanche 6 juillet 2008

Le un an de mon blog

Un blog c'est un peu comme un enfant
Un beau jour, un soir souvent,
à l'heure ou dorment les bienheureux
L'envie te vient d'en créer un ...

La conception n'est pas si facile,
forcément c'est le premier
L' essai se fait découverte
Et puis cahin-caha, un vrai blog nait,
petit à petit, on devient son parent
On l'adore ou on le boude
De temps en temps, c'est une envie d'être ensemble
une fois, plusieurs fois par jour
D'autres fois, on préfère avoir la paix
quelques jours on ne s'en occupe plus,
Mais jamais son concepteur ne l'oublie vraiment
Des secrets il y en a plein
certains confiés bien volontiers
d'autres au contraire, murmurés sur la pointe des pieds
Sur sa tenue on est intransigeant
Selon l'humeur, on le rhabille
Changement de présentation, de couleur
jusqu'à lui faire des lettres toutes petites
que les visiteurs devront lire avec des lunettes..

La démarche de création est égoisme

Compensation irréaliste et imaginaire
à la solitude,  si grande au milieu de ce monde.
"On vient au blog" pour se penser, se parler
Au milieu de l'indifférence quotidienne

L'inattendu se produit
petit à petit,
une découverte se fait lumière
Dans le métro les gens sont des étrangers
Mais sur la blogosphère,
ceux là mêmes qui prenaient leur bus solitaires
partagent une autre athmosphère
Et viennent s'asseoir à ton côté
te faire part de leurs commentaires

Ton enfant-blog commence à avoir des amis
Il fait des rencontres sympathiques
Voire extra-ordinaires
Il reçoit et rend des visites
Et cela le rend très fière

Il contemple alors d'un autre regard
Le compteur du coin du haut
En faisant tout de même bien attention
que ce ne soit pas comme un compteur d'affection

Les visites se font régulières

les horizons s'élargissent
Te voici en lien dans des moteurs-clés
parfois même sollicité

Du haut des un an de mon blog
cri du stylo
issu un jour de ma solitude
d'un peu de détresse
d'une vraie envie d'anonymat
Je souris à cette aventure

Tout est pour le mieux

J'aime bien raconter des histoires
et certains aiment les lire
et sur ce blog ce n'est pas comme dans la vraie vie
dans la vraie vie, ils lisent en silence
ne me disent pas ce qu'ils pensent
ici certains viennent
me dire
leur réaction
leur avis
leur propre ressenti

Je suis une veille blagueuse
une vieille bloggeuse
de plus de 50 ans
Un médecin
Qui a envie de parler de médecine
Et du reste
Et qui décide de poursuivre
Sa deuxième année...

Sauf si tous les commentaires me disent d'arrêter !



par ML publié dans : joies
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Vendredi 4 juillet 2008
 Les images d'Ingrid Bétancourt libérée sont apparues sur les écrans Mercredi soir,
C'est fascinant
Je suis totalement fascinée


Fascination du merveilleux sourire de cette femme sortie du passée, revenue de la jungle, et qui n'a rien perdu de sa vivacité d'esprit, de sa conscience du monde et de ce qui s'y passait pendant son exil.

Fascination de l'histoire d'Ingrid, qui est l'histoire d'une liberté. La vivante réalité qui dit que tout espoir n'est jamais perdu, que la vie est plus forte tant qu'elle est vie et courage, que la seule vraie fin, la seule vraie perte d'espoir est la disparition.

Fascination de l'authenticité de cette femme, de l'étincelle de joie et de vie, qui se dégage de ses paroles. Sa sincérité , la franchise accompagne toutes ses réponses aux innombrables questions qui lui sont posées inlassablement depuis son retour à la vie.

Fascination de cette libération rocambolesque, digne d'un SAS, avec services secrets, armes, drogues, risques, changement de camp, infiltration de l'ennemi par des agents doubles, pour se sublimer dans la scène de l'hélicoptère qui enlève l'otage sous les yeux ébahis des guerilleros dupés, et du despotique chef ligoté.

Exécration de  ces polémiques typiquement françaises et journalistiques qui viennent remettre en cause la libération des otages. Bien sur, il y a eu de l'argent, au moins pour faire basculer tant de protagonistes dans le camp de la trahison, afin qu'ils contribuent à cette libération. L'argent est le nerf de la guerre. Ne confondons pas l'argent de la corruption avec une rançon.


Fascination mais aussi émotion . Devant ces mots échangés, si rarement entendus, "douce France", "je respire l'air de la France". De bons sentiments, peuvent me rétorquer certains, voire peut-être du sentimentalisme qui aveugle mon entendement. Moi j'aime bien les bons sentiments, j'écrase une larme au coin de l'oeil face à de telles images. J'apprécie plus ces images que celles des guerres et des horreurs..

Je la regarde, je les regarde, je regarde tout cela qui prouve à quel point la liberté est une valeur si chère. Tous les moyens de le prouver sont bons à savourer.
par ML publié dans : joies
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Mercredi 2 juillet 2008
Ce matin, mon réveil s'est fait, doucement, par étapes, à la sortie d'un beau rêve. Je m'accrochais au rêve, j'avais l'impression d'y mêler des désirs éveillés, de diriger le rêve vers sa réalisation. Car il s'agissait, bien entendu, d'un rêve que j'aimerais vraiment beaucoup réaliser dans la vraie vie....

Un rêve d'amour, non pas d'amour torride, mais d'amour genre roman de gare. Des mains qui se frôlent, puis se touchent , puis ne se lâchent plus. Puis l'homme qui vous entraine vers le destin à ses côtés.. Malgré le sommeil, malgré le rêve, on ressent comme en vrai la chaleur de sa main, la fermeté de son engagement, le coeur qui chavire d'émotion. Ces impressions sont trop pregnantes pour qu'on les oublie dès le réveil, et elles restent dans la journée, elles vous accompagnent durant plusieurs heures, avant de fondre dans les limbes des souvenirs... Le jour est empli de l'amertume de la trop frustrante impression que ce n'était pas un rêve, tellement j'aimerais que la réalité soit telle que je l'ai rêvée, et ressentie. Car l'intensité de l'implication dans un tel rêve est si énorme, que je jurerais avoir senti le contact de la main de l'homme sur ma peau !

Au réveil et pendant plusieurs heures, le temps que ce souvenir s'estompe, que les sensations physiques disparaissent, on se sent entre 2 mondes. Le monde du réel affirme que ce n'était qu'un joli rêve, et que les rêves se réalisent rarement. Et puis le monde de l'imagination, se dit que le hasard fait parfois bien les choses, que ce rêve a forcément des racines dans une réalité ressentie, que le ressenti est peut-être réciproque, et que ... finalement pourquoi pas, pourquoi un tel rêve ne se réaliserait-il pas ?.

Alors, on se surprend à espérer, non seulement que le rêve se réalise, mais qu'il se réalise ... vite !



par ML publié dans : chuchotements
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Lundi 30 juin 2008
Vendredi matin, toutes les atypiques casse-pieds de la région s'étaient données rendez vous dans mon cabinet.
Je dis toutes, car ce n'étaient que des femmes !

En premier, une énorme patiente, 97 kilos, arrivée jusqu'au cabinet de gastro d'elle même, avec des douleurs plutot dorsales, costales mêmes. Une énorme balafre sur le ventre, elle ne sait pas de quoi elle a été opérée, c'était un "nodule" au foie. Quand j'essaie d'obtenir des précisions, j'obtiens pour seule réponse, excédée, de la part de la patiente: mais enfin, le chirurgien m'a dit qu'il m'avait enlevé un fruit dans le foie (je pense qu'elle a entendu l'expression souvent employée par le corps médical: une pêche dans le foie). Seule certitude, comme l'intervention date d'une dizaine d'années c'était forcément une pathologie bénigne.
La patiente a décortiqué tous ses examens et se trouve des anomalies partout: j'ai un syndrome inflammatoire - non madame, votre Vitesse de Sédimentation est à 22, ce qui est parfaitement normal pour votre cinquantaine (VS normale: la moitié de l'âge +10). J'ai de l'albumine dans le sang, dit alors la patiente - Oui, mais c'est normal, madame, ce qui n'est pas normal, c''est d'en avoir dans les urines ! J'ai des kystes dans le foie - oui exact, mais ce sont des kystes biliaires bénins, qui ne donnent pas de douleurs et ne nécessitent pas d'explorations.
Oui, mais pourquoi donc ai je mal comme cela dans le bas des côtes, quand je me lève, et quand je bouge... - Mais parce que vous levez 97 kilos à chaque fois madame...



Une autre, vient pour des hémorroïdes qu'elle n'a pas. Mais en fait, le vrai problème, est que cette patiente a un fort risque de cancer de colon. SOn père et son frère ont eu un cancer colique et elle a eu un polype il y a 10 ans environ. Le hic, c'est qu'elle ne veut absolument pas faire de coloscopie. Motif: elle ne supporte pas qu'on la pique, qu'on lui mettre quelque chose dans une veine. Bien entendu, elle ne veut tout de même pas faire la coloscopie sans anesthésie, car elle a peur d'avoir mal. Pas moyen de la convaincre. Elle finit même par m'expliquer qu'elle va en Belgique pour faire des dosages hormonaux dans les urines pour surveiller une hypothyroidie traitée. En fait, comme je connais bien cette question de thyroide et des voyages en Belgique de certains sujets atteints, je me doute bien que la dame ne prend pas le traitement classique, bien évidemment ce qu'elle va chercher en Belgique, c'est une poudre d'hormones thyroidiennes très puissantes, l'armour thyroid, dont on ne dispose pas en France, car c'est dur à équilibrer. La patiente a l'air vraiment étonnée que je connaisse son circuit ! Néanmoins, malgré tous les efforts de persuasion mis a contribution, avec même des menaces ouvertes sur les risques, je n'arriverai pas à convaincre la patiente de se faire dépister.

On finit avec une vieille dame sympathique de plus de 80 ans. Ce n'est pas au ventre à proprement parler qu'elle a mal, mais sur la xyphoide, la partie tout en bas du sternum. Elle a déja eu pour cela une fibroscopie de l'estomac, qui était normale, et s'inquiète car la douleur persiste de longue date, à éclipse. Aucun signe clinique suspect; mais par contre à l'examen un soutien gorge hyperserré, avec deux baleines qui se rejoingent juste ou elle a mal. Question: le soir quand vous êtes en chemise de nuit (une dame comme ça ne se met pas en pyjama!), vous avez mal? - ah, non, jamais , répond la patiente. Vous n'avez pas l'impression que ce sont vos baleines de soutien gorge qui vous font mal.. mais si, c'est drôle dit la dame, je n'y avais jamais pensé ...

Un peu de bon sens sur beaucoup de patience... font les vertus du médecin fatigué de juillet.
par ML publié dans : étonnements
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Samedi 28 juin 2008
http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sante/itss/index.php?id=36,274,0,0,1,0
 



quelques images tirées d'un site canadien de pub pour les condoms
par ML publié dans : joies
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