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  • : Le blog de ML
  • : 04/07/2007

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carnaval des blogs médicaux




Mercredi 18 juin 2008
A y bien réfléchir, dans une entreprise, fusse t'elle médicale, c'est étonnant de constater à quel point les débats volent bas.

Chicalleries dignes d'une cour de récréation, luttes clandestines ou pas pour la notoriété, clans, petits chefs, petites parcelles de pouvoir, font le quotidien des échanges et interactions. Sous la convivialité apparente, se glissent des savonnettes. Malgré l'estime des uns pour les autres, les rivalités ne peuvent s'empêcher de baliser le chemin.

A de nombreuses reprises , j'ai pu remarquer la fierté de celui qui a une information importante avant les autres. Il peut alors la diffuser, armé de cet air à la fois supérieur et détaché des contingences, qui fait celui de l'homme dans la confidence du pouvoir. Que le pouvoir soit petit, que l'information donnée soit de peu d'importance, ce n'est pas l'essentiel. L'essentiel est de détenir cette parcelle de savoir et de le faire savoir pour paraître important aux yeux des autres, donc à ses propres yeux

Comment juge t'on ceux avec qui l'on travaille au quotidien.  Pas à l'aune de leur travail réussi, mais le plus souvent au contraire à travers ce que l'on juge insuffisamment fait, mal produit , critiquable. La critique, un sport national dans l'entreprise, non ?. Avec toujours cette pensée finale, celle de s'estimer soi-même irréprochable et incritiquable. Or, comme disait Sacha Guitry: " si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage"

Cette citation est un sésame. A garder en mémoire.. . Dès lors que je trouve l'autre nul, désagréable, que je juge ses interventions et ses critiques inutiles, il est vraisemblable qu'il raisonne exactement de la même manière à mon propos. Se souvenir de cela permet alors de calmer le débat, et de le remettre à un niveau d'importance approprié.

On tombe néanmoins facilement dans le gouffre de la critique facile, on y est même aspiré par l'exaspération que déclenchent les mesquineries quotidiennes de ceux que l'on cotoie. Surtout quand la position de chef implique que l'on soit réceptacle de ces critiques. Pris à parti , on en devient facilement juge.. . Parce que les autres attaquent sans cesse, les coups sont certes petits, mesquins, mais infatiguablement répétés. Comme celui qui vient de m'écrire d'une plume acerbe et offensée que j'ai commis une erreur dans un texte le concernant. En omettant de se rappeler que je lui ai transmis à 2 reprises le texte pour corrections avant son envoi définitif. Ces petites chicaneries  quotidiennes sont terriblement usantes, et font facilement tomber le débat dans des échanges ridiculement dépenseurs d'une inutile énergie.

Je décide de me souvenir de cela à tous les instants , de ne pas (plus) me laisser entrainer vers le puits sans fond de la récrimination et de d'élever le débat face à ces coups de force bassement répétés.

Suis je dans un jour de bonne résolution ?

Alors je vais aussi remplir et classer tous les papiers en retard, payer les factures, et m'occuper des vacances...
par ML publié dans : énervements
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Mercredi 18 juin 2008
Certains praticiens de mon établissement  ont un ego totalement surdimensionné. Enfin, pas mal de médecins ont on égo important, mais chez nous ceux qui le font savoir à tout moment, ce sont nos amis les chirurgiens... "nous les chirurgiens" comme ils disent !

Ils s'imaginent des choses à peine croyables, datant d'une époque révolue, et même pas formidable

- ils pensent que ce sont eux qui recrutent les patients, alors que la structure gigantesque et magnifique dans laquelle ils travaillent est le plus grand pourvoyeur de leur notoriété. Imaginent t'ils un seul instant que les gens viendraient autant les voir s'ils n'avaient pas les moyens de communication et les moyens logistiques qui sont mis à leur disposition.

- ils trouvent que l'on fait peu de cas de leur présence , de leur génie, dont témoigne le simple fait d'être chirurgien. Certes ce métier est extrèmement difficile, et différent. Mais un métier de cette sorte, autant à part et différent soit il, ne fait pas d'eux des êtres différents, et pas non plus supérieurs

- Ils geignent à propos de la moindre contrainte, en argumentant des innonbrables obligations qui s'additionnent. Dès lors que le comportement de l'encadrement, ou de la direction dont je fais partie, n'est pas conforme à leurs attentes, c'est à dire quasiment tout le temps, "nous les chirurgiens" se sent floués , bafoués , par l'attitude inélégante, selon eux, qu'on leur oppose. Nous sommes aussitôt mis en accusation, au motif totalement logique de la part d'un adulte responsable ayant fait des études supérieures, et capable de faire de la chirurgie de pointe dans des conditions extrèmes: "nous détruisons leur motivation", nous "entretenons une ambiance épouvantable".
 
"Nous les chirurgiens" exerce un art difficile, mais manie facilement l'art pourtant subtil de la critique. Ils devraient exercer leur finesse de ce côté parce que les coups de boutoir, les indignations quasi quotidiennes, c'est fatiguant, ça manque de nuance, ça braque, et finalement cela ne fait pas avancer les problèmes, bien au contraire.
Ils devraient faire la part des choix qu'ils ont fait. Entre revendiquer leur liberté de libéraux, et taper sans cesse sur "la direction", on ne comprend pas vraiment pour quelle raison ils éprouvent ce besoin incessant de se confronter à cet être immonde, la direction, dont ils disent ne dépendre que pour ce qui les emmerde et jamais pour ce qui les arrange.

Leurs qualités se diluent dans cette confrontation permanente avec une autorité dont la culpabilité n°1 est  de ne pas considérer le sort des chirurgiens avec compassion.

Normalement la motivation des chirurgiens devrait être bien au dessus de ces chicaneries quotidiennes.

Les chirurgiens, eh oui, sont aussi des êtres humains !! Capables de vous étouffer totalement avec leur ego surdimensionné...

par ML publié dans : énervements
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Lundi 16 juin 2008
les week end se suivent et ne se ressemblent pas

D'une semaine à l'autre il fait de plus en plus froid




par ML publié dans : énervements
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Dimanche 15 juin 2008
Mercredi matin .. bruit de tronçonneuse pas loin..

En fait, tout au bout du jardin, ou se trouve depuis toujours le plus grand arbre du quartier. Un élanthe, pas un arbre de qualité, mais les oiseaux l'adorent

Sur les 3 troncs, un est mort depuis 2 ou 3 ans

Tout en haut de l'arbre, le coupeur s'en donne à coeur joie. Et les branches tombent dans un craquement joyeux

Sauf que juste sous l'arbre, eh bien c'est notre jardin

Et les branches de dégringoler sur notre cloture, sur la vigne, sur le cabanon.

Je crie pour essayer d'arrêter le massacreur. Il m'insulte. Appel à la mairie du village, service des parcs et jardins, le chef arrive en urgence et fait stopper l'hécatombe.

Trop tard pour notre jardin, il a l'air d'avoir subi la tempête de 99. Une vraie bérézina.

Ce ne sont pas les jardiniers de la ville qui travaillent comme des quiches, la ville fait appel à une société extérieure... qui s'en tamponne de tout bouziller chez les particuliers.

Pas mal de palabres pour obtenir réparation. Un gars de l'entreprise vient jeudi, armé pour toute instrument d'un souffleur à feuille.. Ils ont eu le temps de comprendre que mon mari est handicapé. Alors le patron essaye de profiter de la situation en racontant de lamentables mensonges. Il affirme que mon mari n'a pas laissé entrer son employé, il explique que mon mari aurait insisté pour que soit fait auparavant un constat..

C'est oublier que le handicap de mon mari est une aphasie, quasi absence de paroles, et qu'il ne peut donc avoir émis un message si élaboré.

Heureusement, la mairie finit par avoir pitié, et nous fait réparer les dégâts par ses jardiniers hier.

Ils nous ont même offert une plante .

La cloture est requinquée, la vigne restera secouée par ces éléments inattendus qui lui sont tombées sur le cep.

par ML publié dans : énervements
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Mercredi 11 juin 2008
- Allo, Docteur, sur l'ordonnance votre ordinateur a marqué 2 fois les mêmes examens. Que dois je faire ?
   - ne vous inquiétez pas ce n'est pas grave, le labo ne les fera pas 2 fois !

             -oui, docteur, mais ce qui m'inquiète: vous ne vouliez pas marquer autre  chose ?
                   - désolée madame, mais 3 semaines après la consultation, vous pensez que je me souviens de votre ordonnance ...(mais vous vous trompez ! savez vous le nombre d'ordonnances que j'ai fait  depuis :-))


- La secrétaire me passe un appel d'un patient qui veut absolument me parler
       - Allo, docteur, je voudrais prendre rendez vous avec vous
          - oui, mais c'est ma secrétaire qui donne les rendez vous
                - Bon OK, alors passez la moi

- Allo , Docteur, finalement je ne peux pas venir passer ma coloscopie vendredi, ce jour ne m'arrange pas...
vous ne faites pas des examens le week-end , par hasard ?

- Allo, docteur, vous vous souvenez de moi, en 2004, je suis venue vous voir parce que j'avais mal au ventre
       - Hmmmm
          - Bon, alors, voila, j'ai de nouveau mal au ventre. QUe dois-je faire ?

- Allo, Docteur, je voudrais savoir si tous les résultats des examens sont normaux
    - Vous les avez fait quand, déja , ces examens, demande le docteur qui ne se
        souvient pas
          - Eh bien, il y a 4 mois, mais je n'ai pas eu le temps de vous appeler depuis. Et la j'ai de nouveau mal...
             - Oui, vos examens étaient normaux (consultation du dossier informatisé ouf ! ), et je les avais transmis à votre médecin traitant. Il ne vous l'a  pas dit
                   - Mais je ne suis pas allée voir le médecin traitant non plus... alors, qu'est ce que j'ai, finalement?

- Docteur, j'ai mal au ventre, je suis allé 4 fois aux urgences, ils m'ont fait tous les examens et ça ne va pas mieux..
       - Mais ? On vous a donné un traitement
          - Non, mais quand même, avec tous les examens que j'ai eus, je devrais aller mieux pourtant

- Docteur, vous prenez des dépassements d'honoraires ?
    Parce que je ne peux pas vous les payer, je viens de faire des travaux à la  maison...

- Après une minute de consultation, d'un patient que je vois pour la première fois
    - alors docteur, qu'est ce que j'ai ? c'est grave ?




par ML publié dans : joies
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