Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 20:46

Nouvelle théorie d'économie comportementale, 

inspirée de la psychologie sociale,

Le Nudge se propose d'induire un comportement social bienfaisant pour l'individu ou pour la société. L'individu est amené à faire volontairement le "bon choix".

Une sorte de parternalisme bienveillant, c'est le nom du livre consacré à cette théorie montant en puissance et qui serait utilisée notamment par Obama.


Une des premières mises en pratiques: la mouche factice

Gravée dans le fond des urinoirs:  les hommes ne peuvent pas s'empêcher de la viser... résultat: 80% pissent dans l'urinoir et plus à côté!

 

 

toilette_mouche.jpg

 

Version amusée du Nudge la "Fun-théorie", ou comment induire un comportement en s'amusant. http://www.thefuntheory.com/

 

Monter par les escaliers et non par l'escalier mécanique:

 

Mettre les papiers à la poubelle :


 

Essuyer ses pieds en entrant dans un bâtiment:

 

publié par: M.L. - dans non classable
commenter cet article
14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 22:04

Il est arrivé en retard, 30 minutes environ, moins que lors de son premier rendez vous (1h30 de retard, ma secrétaire l'avait poliment prié de reprendre date)


Ma (première) petite vengeance a été de faire passer avant lui le patient qui était à l'heure, ya rien à redire.


Quand je suis allée le chercher en salle d'attente, il tournait et virait . Le genre de bonhomme tout à fait d'accord pour faire attendre les autres, mais absolument opposé à la situation inverse.


Son téléphone a sonné une première fois pendant l'interrogatoire. J'ai eu le temps de lui demander ses symptômes, mais aussi son métier: il disait faire les marchés.

 

La deuxième fois pendant que je lui examinais le derrière... Eh, oui, ce charmant monsieur , la cinquantaine, avait bien le cul qui le grattait, et, à en voir l'état, ça trainait depuis un bon moment.


Ca m'a permis d'observer que ce n'est pas très gênant pour ce genre d'examen si le patient est au téléphone en même temps, vu que je les examine en décubitus latéral gauche pour la procto. Mais, c'est quand même mon premier cas qui ne lache pas l'engin pendant l'acte.


A peine rhabillé, troisième appel, ... ça m'a laissé le temps de faire l'ordonnance


Oui, mais quand j'ai voulu lui expliquer le traitement, Monsieur parlait toujours.


La, je me suis carrément fâchée.


Euh ! en restant poli, car ce genre de lascar atteint de téléphonite suraigue est  toujours aussi un homo strenssens et enervens, du genre à monter vite en pression.


J'ai dit, en parlant fort, sinon il n'entendait pas: maintenant, Monsieur, si vous voulez savoir le traitement, il va falloir choisir entre la consultation et le téléphone !


Et comme il continuait de téléphoner j'ai balancé l'ordonnance devant lui .


Du coup il a raccroché  !


M'a expliqué que c'était des appels très importants, mais n'a pas eu beaucoup de temps pour me raconter... parce que son  téléphone a resonné aussitôt. Et bien sur, il a , à nouveau, répondu.


Du coup, j'ai pris sa carte vitale (préparée en début de consult par ma sécrétaire pour gagner le temps des  interminables minutes de recherche dans les portefeuilles)


Et j'ai passé une consultation en hors parcours, puis, comme je suis en secteur 2 à honoraires libres, je me suis calmée les nerfs en lui balançant 5 euros de plus que ma consult habituelle (oui, je sais, je suis gagne-petit, mais on ne se refait pas)


Au moment ou je lui annonçais le prix, il a raccroché son téléphone et il m'a dit...


La CMU, elle est pas sur la carte ? J'ai le papier.


Alors la, je me suis hyper-fachée, tout rouge. J'ai dit: Monsieur, en CMU, on doit payer la consult du spécialiste quand on va le voir en accès direct, et vous commencez sérieusement à m'agacer, alors vous me réglez et la sécu vous remboursera.


Seulement il ne l'entendait pas de cette manière la.


Il m'a affirmé n'avoir sur lui ni argent, ni chèque, ni carte bleue


J'ai répondu: pas grave, allez chercher ça chez vous et je vous rends tout quand m'avez réglé.


Mais la rétention de sa carte vitale l'a rendu fou de rage. Il a décidé qu'il ne sortirait pas de mon bureau avant de la récupérer, et est resté assis dans son siège visiteur.


Donc j'ai bien été obligée de la rendre la carte.

 

J'ai gardé l'ordonnance, piètre vengeance, mais méritée.


En plus, après son départ, j'étais tellement énervée que j'ai oublié d'annuler la saisie de sa consultation . Ce qui veut dire que l'acte a été télétransmis, et qu'il va en être rembousé !


Mais au moins, son cul va continuer à le gratter !!!

 

publié par: M.L. - dans énervements
commenter cet article
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 21:43

J'adore !!!

14 avr 2011 - 12 h 0013 h 30

  • Pavillon Bronfman, salle 559, 1001, rue Sherbrooke Ouest

Apprenez ce qu'est l'épuisement professionnel;

 

découvrez-en les principales causes et les moyens de le prévenir. RSVP :

 

diana.l@videotron.ca Membres : gratuit. Autres : 3 $ (Frais);

 

rafraîchissements et dessert compris.

 

Prix de présence.

 

Au menu : sandwiches beurr(n)és ?


pour visiter => link

publié par: M.L. - dans joies
commenter cet article
9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 22:51

REUNION ETHIQUE

proposition de fil guide de réunion éthique dans notre hôpital


 

Il n’y a pas d’éthique individuelle sans dimension collective, et réciproquement (S.Rameix)

 

Règleset modalités (selon G U)

  • Le centre du débat est le patient
  • Pluridisciplinarité et  égalité de la parole de chaque participant : Chacun apporte une Parole libre en son nom propre  et est invité à l’exprimer librement.
  • Désaccord d’idée autorisé : l’avocat du diable a le droit de s’exprimer, et d’être entendu, même s’il n’aura pas le dernier mot
  • Les conflits de personne sont délétères.  Un moyen doit être trouvé pour les éviter.

 

 

REUNION ETHIQUE : Une aide pour guider la réflexion éthique : selon M.L.

 Légitimité de la demande de réunion autour d’un dossier ou d’un sujet

-          Aux extrêmes de la vie
-          Quand il n’y a plus d’espoir
-          Quand la pathologie ou les thérapeutiques engagent (ou pèsent sur) la qualité de vie
-          Quand la personne ne peut donner d’indication pour elle-même
-          Quand une limite est atteinte
-          Quand un choix s’impose
-          Quand il engage l’avenir
-          Quand une différence culturelle ou religieuse détermine une autre conception du bien
-          Quand des raisons autres que le bien de la personne sont présentées

 

Prendre en compte le problème sous différents points de vue et sans jugement

  •       Le principe de l’Autonomie  donné au patient : après information le patient a le droit de définir son « bien » par lui-même et par la même admettre ses choix (mais : le patient a-t-il la capacité à décider, a-t-il été informé, a-t-il donné son consentement, a-t-il agi librement ?)
  •        Bienfaisance
  •        Non malfaisance : Primum, non nocere… ne pas nuire
  •        Justice (éthymologie = ce qui contraint=  droits du patient, de la famille, la loi
  •        Contextes (la situation, le sentiment des soignants, les pairs …
  •        Les dimensions : physique, psychique, familiale, sociale, spirituelle

 

Proposer une résolution et pas une solution


Examen critique de  la résolution choisie

  •       L’examiner comme une maxime générale
  •       Examiner sa plausibilité
  •       Aucune loi, aucune norme ne peuvent répondre à la question
  •       Si ça ne satisfait pas l’équipe, rediscuter  quelques temps  plus tard.
publié par: M.L. - dans médecine
commenter cet article
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 23:08

interrogation.jpg          Les informations que doivent recueillir les soignants autour d’un malade sont de plus en plus innombrables.

 

A peine entre tu en état de malade, viennent tourbillonner  un par un les administratifs, paperassiers,  confidentialistes, réservateurs de chambre seule, secrétaires médicales, un ballet de personnes en lien avec le médical, mais au courant de rien d’autre. Chargées de transformer ton sac en porte documents, leur travail enfin accompli, ton sac a le volume d’un dictionnaire en 5 tomes.


Suivra, dès que tu intégreras vraiment la maladie, les incalculables demandes de ton nom, ton prénom, et ta date de naissance, dès fois qu’en entrant dans la salle d’examen ou de bloc, tu ne sois plus  le patient monté par le brancardier (qui a vérifié ton nom), attendant dans la salle d’attente (on y a vérifié ton nom). Etapes obligatoires de vérifications, sanctionnées bien sur, de croix dans des cases. Pour peu que l’on t’opère d’un membre, ou d’un sein, on aura pris soin de le tatouer avant que tu ne montes au bloc, et on te demandera quarante douze fois de confirmer le côté.


Un ballet de paramédicaux monte maintenant sur la scène de ta maladie.  Outre l’infirmière de ton service hospitalier, ce peut être l’infirmière stomathérapeute, si on doit t’enlever un morceau de tuyau et le remplacer par une poche sur la peau, ou un sein, et elle t’expliquera toutes les modalités présentes et futures, d’un futur que tu n’oses pas même imaginer.   Viendra l’infirmière douleur, efficacement chargée d’assurer ta sérénité et ton antalgie, mais  aussi, de côter ta douleur à ZERO sur son obligatoire document. Suivie de près par la diététicienne, et talonnée bien sur par l’inévitable psy accourant pour  t’aider à assumer le stress d’une maladie que tu n’as pas encore eu le temps d’ intégrer dans tes neurones choqués par l’annonce récente. L'infirmière d'annonce, avant ou après le psy, s'assurera que tu as bien compris les modalités pratiques du traitement chimiothérapique, et que  tu pourras l'assumer, en t'aidant à reformuler les questions et les réponses. Bien entendu, ton cas social doit être examiné, afin de déterminer dès le premier jour les aides potentielles à positionner autour de toi, et si ta famille et tes enfants vont assurer. Au passage, l'assistante sociale verra avec toi pour la réservation de  ta place en maison de repos,  les couchettes y étant aussi bondées que les trains vers le sud un jour de grand départ.


Ces personnes ont un point commun : elles ont toutes des intentions positives à ton égard. Elles te poseront avec bienveillance quelques questions, écouteront avec empathie tes plaintes, te donneront moultes explications, orales, et écrites. Avec signatures à l’appui de tout ce que tu acquiesces et remise de documents preuve confirmant par écrit tout ce que l’on t’a dit. Pour peu que tu oublies avoir été renseigné, on te le prouvera ultérieurement en te montrant ta signature en bas de page.

Mais… est ce que ces personnes répondront aux interrogations qui sont les tienntes . Certes, elles éclairciront bien des points, mais, pour une large partie de tes questions, elle te renverront vers le médecin.

blob_HOC_blue-725709.PNG

 

En première ligne des questions, donc… le médecin forcément !.


Quand  donc ce médecin y répond t'il , à tous ces points préoccupants, et de quelle manière?


Certes, il a répondu à énorménent de questionnements, avant même que tu les poses. Ton médecin, tu l’as vu une ou 2  fois en consultation préopératoire, ou préthérapeutique. Durant ces rencontres , il t’a informé sur la maladie dont tu es atteint, t’en a expliqué les risques, les examens prévus, traitements envisagés.  Légalement il a du obtenir chaque fois ton accord, souvent avec paraphe à l’appui sur un papier  explicatif exhaustif qu’il t’a remis, afin que tu le lises de retour chez toi, étant évident qu’il ne peut pas tout dire, par manque de temps.


Le médecin a donc, lui aussi, répondu de manière réelle et effective à énormément de questions, a  généralement pris du temps pour t'aider, et il a sincèrement pensé éclairer ta compréhension du problème et de ce qui va t'arriver…


Alors pourquoi es tu si frustré, patient ? avec ce défilé de soignants chargés de ton bien-être physique et psychologique, pour quelles raisons ressens tu souvent de la frustration, cette impression de manque d’information ?


Je livre ici mon interprétation :  ton souci à toi, patient, et je le vois bien au quotidien, est que le médecin, les soignants, ont répondu aux questions … mais aux questions qu’ils croient que tu te poses.


Je propose ici une novatrice solution : pour chaque patient, un médecin "ressource" répondrait à 3, 4 ou 5 questions : les questions que tu te poses, toi, en tant que patient. Les questions qui te concernent, toi, et toi seul, questions souvent pas si complexes, mais qui n’ont pas leur réponse parce qu’elles sortent des sentiers battus. Parce que toi, patient, ta frustation ne nait-elle pas de ce que espérais pour toi même autre chose que des réponses générales aux questions normatives que tous sont censés se poser ? …

 

parole.jpg

publié par: M.L. - dans médecine
commenter cet article
28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 22:29

Hier juste avant de s’endormir pour la coloscopie, un monsieur d’une cinquantaine d’années  nous fait une bien étonnante requête… soudain paniqué à l’idée de se retrouver nu et endormi (j’allais écrire impuissant, forcément puisqu’endormi ..), aux mains de 3 femmes ici présentes, l’anesthésiste, l’infirmière et le médecin, il nous demande de ne pas profiter de son intimité ! ou plus exactement, nous explique que sa femme ne souhaite pas que d’autres qu’elles profitent de son intimité ! 

 

Bien sur, cette sollicitation, imprévue mais finalement naturelle, voire attendrissante, nous a précipitées toutes les 3 en philosophie . Les 20 minutes de l’examen furent donc consacrées à disserter de cette importante question du corps des patients.

 

Nous avons entre les mains des corps nus, toute la journée, particulièrement dans le bloc opératoire. Les patients n’imaginent pas à quel point cela est naturel pour les médecins. Seule profession à pouvoir « mettre à nu », seule profession autorisée à toucher le corps des autres, cette particularité est certainement un des fondamentaux de la médecine. Et d’ailleurs, quelles ques soient les obligations, les contraintes, les brimades mêmes, imposées aux médecins, nous aurons toujours ce pouvoir de déshabiller les humains et de mettre sur eux nos mains. Pouvoir que nous sommes les seuls à détenir, et qui fait l’irréductible puissance de la médecine, que les imageries et les robots ne pourront pas anéantir complètement.

 

Certains médecins font attention, d’autres pas ou moins. Personnellement, même endormis pour une coloscopie, je recouvre les patients. D’autres praticiens libèrent leur champ de travail et repoussent les vêtements, sans complexe. Ce n’est pas mon cas. Ca fait marrer les infirmières, d’ailleurs, que je passe mon temps à recouvrir les malades ! puisqu’ils sont endormis ! qu’importe, en théorie ! Eh bien si, je trouve cela important. En plus, si je peux me permettre, vu que je passe mon tube entre les jambes, je préfère la vue d’un drap à celle d’un petit oiseau endormi et fripé, ou d’un pubis mal épilé.

 

Le corps reprend ses droits aujourd’hui pendant ma consultation. Un jeune patient s’étend sur la table d’examen, afin que je lui palpe le ventre, le foie, enfin, rien que du banal, pas du vrai déshabillage. Mais aujourd’hui, ce patient, il a une peluche de son pull dans le nombril … Bon, quand c’est ton mari, ton frère, ton enfant qui a une petite peluche dans le nombril, tu l’ôtes. Mais quand c’est ton patient, qu’il ne s’est aperçu de rien, que tu le vois pour la première fois ? eh bien, non, pas possible de se permettre ce geste d’intimité, le professionnalisme c’est seulement l’examen. Mais c’est dur, faire un examen avec une peluche dans le nombril que tu ne peux pas retirer, pour une femme, fut elle docteur, c’est un vrai supplice. C’est aussi dur que d’avoir un point noir ou blanc sur le menton et de ne pas pouvoir le craquer .

 

Et puis ensuite, j’ai reçu une petite mamy de 100 ans, et c’était une sorte de petite plume. Elle marchait encore, mais pas moyen de monter le pied sur le marchepied de la table d’examen. Trop haut pour elle, qui avait sacrément rapetissé avec les années. Aidée de ma  secrétaire, on l’a facilement soulevée, et elle ne pesait rien, elle était toute légère, toute minuscule … mais la tête, ça y allait. Je vous dis pas le foin qu’elle a fait parce que les ambulanciers ne venaient pas la rechercher assez vite pour la ramener à la maison de retraite !

publié par: M.L. - dans étonnements
commenter cet article
26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 21:50

Photo-207.jpgde vert

 

 

               à bleuIMGP9034.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et un coup de rouge

 

 

IMGP9119.JPG

publié par: M.L. - dans joies
commenter cet article
26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:30

Un de mes thèmes favoris actuellement

Les douleurs abdominables qui ne viennent pas du ventre

Je pense que je vais tenter d'écrire sur ce sujet !

Des références bibliographiques montrent à l'évidence que cette question n'est pas nouvelle, car ...

Déja publié il y a plus d'un siècle


" réflexions sur la névralgie lombo-abdominale" par J.A. FORT

publié par: M.L. - dans médecine
commenter cet article
21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 22:26

Organisé avec ma mère sa semaine de vacances d'été chez moi

Séjour désormais  tradition depuis que j'ai une maison en Bretagne Sud

 

Il faut dire que ma mère, veuve depuis 20 ans, ne s'imaginerait même pas partir en vacances seule, encore moins endurer la promiscuité d'un autocar de vieux, et même pas en rêve partir avec une copine.

Ma mère aime ses habitudes, son lit, son pré carré, son petit déj à 6 heures du matin, puis se recoucher ou aller se balader.

Ma participation à ses vacances, même si elle me coince à ses côtés pendant une semaine, est une des moindres choses à lui rendre, face à tous les bienfaits qu'elles m'a apportés. Elle a du mal à marcher, mais elle est autonome, pas trop chiante, pas envahissante, bien que toujours trop prête à rendre service

 

Il est bien long le mois d'Aout, seule à Paris, quand tous les enfants et petits enfants sont en vacances, ça lasse.

D'ou cette tradition, enfin, récente, ça ne fait que 2 ans! mais le rituel est déja la: le 15 Aout seule à Paris tu ne passeras pas.

La maison est grande, mais quand même, ça lui brise son train-train. Si elle se lève aux aurores pour faire son café, elle a peur de réveiller toute la maisonnée.

Alors, elle a dormi chez nous une seule fois, puis elle a trouvé une meilleure option... 

Pour le troisième été, elle s'installera au petit hôtel de charme,  à 150 mètres de la maison.

Elle aura la vue sur mer, le petit déj au lit, le retour dans le lit encore chaud, puis la promenade tranquille du matin sur la falaise, et à la maison pendant ce temps nous dormirons tous encore, ou prendrons le petit déj au soleil levant, sans avoir besoin de converser.  

Puis la journée et la soirée, elle les passera avec nous.

 

Et en plus, maintenant que la réservation de la chambre est faite, ce n'est pas seulement d'une semaine de vacances qu'il s'agit, en réalité.

La réservation permet d'entrer en phase d'anticipation...

A partir d'aujourd'hui, elle va commencer à raconter à ses copines la semaine de vacances programmée en Aout en Bretagne chez sa fille. Pour toute proposition d'été, elle pourra opiner du chef et affirmer avec l'air d'une personne très occupée: oui, mais pas du 11 au 18 Août, parce que je suis en vacances chez ma fille. Elle rendra jalouses ses copines qui ne sont pas invitées chez leurs enfants, et se morfondent, obligées de s'occuper seules ou au contact de vieilles comme elles. Elle rendra confuses ses amies de mon âge, en leur donnant mauvaise conscience de ne pas faire de même avec leurs parents.

 

Ma maman, je lui offre donc non seulement une semaine de vacances, en famille, en Bretagne, dans un pays de rêve, mais j'apporte en fait bien plus: 4 mois à en rêver, à s'y projeter, à en faire conversation et objet de convoitise pour les autres qui, elles, n'ont pas ça !

 

Bien contente pour toi que ce soit ainsi, ma maman. Tu es encombrante, certes, mais je t'aime !

publié par: M.L. - dans joies
commenter cet article
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 22:23

De l’antre sombre de l’abdomen de bon nombre de vos patients, chers confrères non gastroentérologues, un mal profondément  tapi , sournois,  s’exprime sous des symptômes aussi variés que possible.  Des brulures, un reflux, une gêne épigastrique, l’impression d’avoir trop mangé,  un ballonnement à la fin du repas.  Quand ce ne sont pas des nausées, une envie de vomir, la gorge qui gratte, le poumon qui tousse.

 

bien entendu., j'évoque là le cas de sujets jeunes, sans symptome d'alarme qui évoquerait une pathologie maligne.


L’interrogatoire diagnostiquerait plus facilement le reflux si vous étiez plus nombreux à savoir que les  les reflux ne génèrent des brulures rétrosternales  que dans la moitié des cas. L’autre symptôme du reflux, ce sont les douleurs  épigastriques chez   50% des patients.


Il se trouve que l’arme du soulagement est à votre portée, en vente dans toutes les bonnes pharmacies. Une petite lampée d’IPP et hop, la brulure se calmera dans les quelques jours.


Pour une fois qu’il vous est possible d’être magicien,  peu d’entre vous s’en privent.  Embarquement pour une prescription d’IPP immédiate.  En parallèle, une tirade sur les menaces venant d’une une bestiole tapie dans le fond de l’estomac de vos patients, ce diable d’ hélicobacter pylori, petite bête susceptible de les grignoter de l’intérieur, dont   vous brandissez le sceptre  pour les convaincre d’aller voir un gastro. Vous connaissez les bons arguments d'envoi au spécialiste !  L’envie de connaitre  la raison de leurs brulures épigastriques, l’idée d’une bactérie tueuse de cellules gastriques, les amène efficacement  en consult de gastro.


Hélas, le temps que le patient se décide à prendre le rendez-vous, obtienne le rendez-vous de consultation puis de fibroscopie gastrique, l’IPP  a distillé son miel guérisseur. Quand l’endoscopie est pratiquée, il n’y a pratiquement plus de chance de trouver une lésion ulcérée, aussi bien gastrique qu'oesophagienne. En plus, mais ça vous ne le savez pas non plus, la prise d’IPP négative faussement la recherche d’helicobacter pylori…


Le résultat qui vous sera rendu sera alors aléatoirement réparti entre :

1- un estomac normal, et la présence d’helicobacter pylori. On ne pourra jamais dire s’il y avait un ulcère au départ. De toutes manières, la bactérie sera traitée.

2- un estomac normal, et l’absence d’helicobacter pylori.  On ne saura pas s’il s’agit d’un faux négatif, et il faudra souvent confirmer cette négativité par la réalisation d'une sérologie. Inutile de réaliser un test respiratoire, la négativité est de règle sous traitement IPP.

3- un oesophage normal, et on ne saura jamais s'il y avait une oesophagite au départ.


En plus,  tout ces dérangements laissent de côté les étiologies dominantes des symptomes épigastriques , à savoir : le reflux simple, et les troubles fonctionnels intestinaux. Ces 2 pathologies  se traitent de manière symptomatique et ne nécessiteront une fibroscopie gastrique chez les patients de moins de 50 ans, que dans certaines situations bien définies 


Je vous implore, médecins non gastroentérologues... Si vous demandez une fibroscopie gastrique à un patient, ne le mettez pas sous IPP avant.   Diagnostic ou soulagement, pas possible tout en même temps. Si vous optez pour la version soulagement, n’espérez pas que l’on saura vous donner le diagnostic après … quand les lésions auront cicatrisé.

publié par: M.L. - dans colères
commenter cet article

Présentation

  • : cris et chuchotements médicaux
  • : Déménagement définitif du blog à l'adresse suivante: www.cris-et-chuchotements-medicaux.net
  • Contact

@copyright

J'autorise les citations de mes textes sous réserve que soient citées la source et le lien.

Je trouve agréable d'être avertie, c'est plus convivial.

L'icone "j'aime" est bien, mais un commentaire c'est mieux

Si vous voulez me contacter: gastroenterologue92@gmail.com

Rechercher

Retrouvez tous les articles du blog ici: cris-et-chuchotements-medicaux.net. Vous y retrouverez l'intégralité des articles déja publiés, de nouveaux post, et vous pourrez mettre vos commentaires !

blogs santé

Teads - Top des blogs - Santé et bien être

A propos de moi

Ce blog a définitivement déménagé en septembre 2015 à l'adresse suivante: cris-et-chuchotements-medicaux.net.

Vous y retrouverez l'intégralité des articles déja publiés, que vous pourrez commenter (ici les commentaires sont désactivés)

et de nouveaux post, bien sur ! 

Au plaisir de vous retrouver sur mon nouveau blog

 

 

 

essai