Jeudi 19 novembre 2009
La vraie saveur de l'ennui est celle d'une réunion de direction . La meilleure occupation de tous consistant a se faire remarquer du dirigeant et faire savoir que son service est non seulement actif mais important.. Euh, en tant que médecin, je n'ai pas de salarié, pas de budget et donc pas grand chose a dire ni a faire. Ma plus interessante occupation consistant a faire l'analyse observationnelle des participants. Face a moi, mon collègue médecin lutte pour finir sa nuit le plus discrètement possible. L'analyse positionnelle des 20 captifs montre que la position la plus utilisée par le ou la cadre est le croisement de bras, tandis que le dirigeant s'accroche a son stylo, objet permettant de ne pas montrer les gestes psychologiquement interprétables. La plupart des interventions se concluent par la remise a une date ultérieure des actions, sans jamais de date butoir. Autre action concertée: refiler le bébé a un autre service administratif. Le palmarès des décisions comporte encore la décision de réalisation d' un audit, d'un groupe de travail. Pour finir enfin sur la glorieuse justification des actions de chacun.

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Mercredi 18 novembre 2009

Ce moment ou le médecin sait et ou le malade ne sait pas …

 

Que ce soit l’examen clinique qui trouve une grosseur, une tumeur, un foie manifestement cancéreux, des ganglions suspects. Que ce soit une radio, un scanner, alors que le patient est allongé dans la salle de radio, et le radiologue face à l’image de maladie qui se dessine sur son écran. Le patient dort parfois, quand la lésion cancéreuse est découverte en coloscopie.

 

A ce moment, le médecin sait déjà, ou a déjà compris, et une bulle de doute, de méditation, de secret s’est immiscée dans la relation entre le médecin et le malade.

 

Avec des symptômes parfois vraiment alarmants, un état général altéré, le patient vient consulter avec la demande unanime, celle d’être rassuré.. En silence, il s’inquiète mais espère un diagnostic de bénignité. Certes, la plupart du temps, le patient souhaite  bien que l’on trouvera quelque chose, un (petit) quelque chose de pas (trop) grave, qui lui fera dire avec humour dans les prochaines réunions de famille qu’il s’est fait du mauvais sang pour pas grand chose, mais que le bilan était négatif, et même que le docteur a tout fait, un scanner aussi, donc c’est vraiment sur que ce n’est pas grave ! . Dans le pire de son imagination, cela ne le dérangerait pas, pour une fois, qu’on lui assure  que les troubles sont psychologiques. A tout bien considérer, mieux vaut passer pour un spycho-somatique qu’être vraiment malade.

 

Le médecin, dont c’est le métier, s’attend forcément à trouver des maladies graves. Pour autant que je sache, aucun médecin ne s’y habitue.

 

Surtout ce moment la… celui ou l’on a la connaissance clairvoyante de l’avenir de son patient. Et ou le patient ne sait pas encore, et parfois ne se doute de rien.

 

Un tel  moment s’est produit hier en consultation. Une femme est venue me voir, inquiète sans raison à propos d’ hémorroides qui semblaient ne pas exister, mais l’avaient amenée 2 fois aux urgences. Le toucher rectal m’a fait sursauter, j’ai senti nettement la tumeur maligne bas située…

 

Que dire ? comment faire ? En un éclair de secondes, je savais… le diagnostic a confirmer, l’extension locale et régionale à apprécier, la radiothérapie quasi certaine, et la chimio, et l’intervention probablement mutilante sur une lésion si basse.

 

Mais la patiente était venue pour que je la rassure…. J’ai donc parlé de coloscopie, de gros polype, et, cela n’a pas déclenché de questionnement. Elle n’a pas manifesté d’inquiétude particulière. Au contraire, le soulagement de savoir que ses troubles étaient liés à une cause réelle, a semblé la sécuriser. Elle n’en a pas demandé plus. Je ne pouvais pas asséner comme ça un tel diagnostic, sans autre certitude que le bout de mon index. Il fallait se contenter de l’option de la patiente, le silence, reportant au jour de la coloscopie l’annonce du diagnostic, avec un peu plus d’éléments. C’est en écrivant cette note que je réalise que j’aurais pu demander déjà cette semaine le bilan d’extension. Et en fait, cela ne m’a pas effleurée, tant je voulais rester dans la démarche choisie par la patiente, celle de ne pas être inquiétée tout de suite.  Je tranquillise les lecteurs, j’ai prévu de réaliser la coloscopie au plus vite, dès lundi prochain, il n’y aura pas de temps perdu pour le bilan !  .

 

La suite… . Quelle que soit l’attention que l’on porte à ne pas traumatiser le patient, l’annonce de la maladie est un moment de choc inouï pour les patients. Certes, les médecins peuvent avoir appris à gérer cette annonce, c’est mon cas . Cela n’ôte rien à sa gravité et à ce moment de rupture qu’est une annonce de cancer.

 

Voici tout ce que je sais déjà pour ma patiente et dont elle ne semble pas se douter. Certains diront que c’est faux, que le patient comprend tout, cela peut faire l’objet d’un débat. Je n’y crois pas, tant le désir de bonne santé occulte la réalité pour pas mal de malades à l’orée de l’annonce de maladie.


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Mercredi 4 novembre 2009

Les joues bien roses, le ventre replet, la permanente lissée par le coiffeur en vue de la visite au spécialistes, les mamies viennent se plaindre chez le spécialiste, désormais commanditées par la désormais incontournable et célèbre « lettre du médecin traitant ». Cette lettre, plus ou moins circonstanciée, c’est le fameux sésame, celui qui atteste de la potentielle gravité du cas, ouvrant enfin la nécessité tant espérée de l’avis du spécialiste.  Cette lettre, en outre, va permettre d’éviter l’obole à la sécurité sociale des quelques euros qu’auraient couté l’accès direct.  

 

La mamie dodue, aux joues roses et à la permanente lissée, a, bien entendu, déjà fait le détour par la case gastro-entérologue, moi, ou un autre (frustrant..). Elle est en possession de ses assurances de bonne santé digestive. Une coloscopie normale, trouvant seulement des diverticules, une fibroscopie gastrique normale, trouvant seulement une hernie hiatale non compliquée, une échographie normale, trouvant seulement des calculs vésiculaires de bonne taille, donc non susceptibles de migrer, et sans inflammation de la paroi, calculs à ne surtout pas opérer. Bien sur les examens biologiques sont d’une normalité à faire pâlir les bons vivants de 40 ans de moins.. Elle a bien sur quelques antécédents ou pas… une hypertension, ou non, de l’arthrose,  c’est sur. Des soucis en pagaille, on s’en doute.

 

Tout cela n’empêche pas la mamie à l’air si gaillarde de se plaindre de douleurs abdominables. Et quitte à venir enfin rien que pour ça chez le gastro, autant résoudre tout, ici et maintenant. Savoir et comprendre pourquoi et comment, quel est la part des diverticules, de la hernie hiatale, de l’arthrose, des calculs vésiculaires, et du stress. Et quitte a consulter un médecin en secteur II, elle en veut plus que le tarif sécu, et demande donc à ressortir de ce cabinet médical là débarrassée de ces douleurs trainées depuis tant d’années. A une condition , bien sur… qu’on ne prescrive aucun des médicaments qu’elle ne supporte pas, à savoir le paracétamol, les antispasmodiques, et les régulateurs de transit, les comprimés, les gélules, et tous les médicaments, en fait.

 

La consultation a été préparée en amont. Le catalogue de symptômes est écrit ou appris et  longuement récités. Mise en œuvre maximum des forces de persuasion, pour que le spécialiste perçoive en quelques minutes la  réalité de ces vieilles  souffrances. Cela va de la douleur sur la côte droite aux spasmes intestinaux traversants, assaisonnés de douleurs dans le dos, additionnés du contingent de brulures, des inévitables gaz et leur cohorte de bruits barbares, les pets, qu’elle n’ose pas même émettre quand elle est seule de peur de réveiller le chat.

 

L’indescriptibilité absolue  de telles douleurs, égare  nos girondes mamies sur des voies grammaticales pour le moins inattendues. La force de conviction mise en œuvre est telle qu’elle nécessite le recours à de suprenants superlatifs. S’enchainent les « c’est atroce », c’est « abominable », c’est «insupportable », c’est « dramatique »… suivis de l’inévitable : « vous comprenez, docteur ? ».

 

Le docteur a bien et vite compris, oui. Il sait que les mots, fussent ils forts, ne font pas les maladies. En contraste avec la puissance des mots, le docteur, lui, remarque la roseur des joues, l’opulence, la permanente bien lissée, le petit collier pour faire chic et la normalité de l’examen clinic. Et il sait depuis la première minute de la consultation que ces mots galvaudés, ceux de la douleur ressentie, pratiquement intraduisibles, mais sans retentissement clinique, ils signent la bonne santé.


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Lundi 2 novembre 2009

 

 

Plan cancer 2009-2013

5 axes, 30 mesures et 118 actions

 

5 AXES

____________________________________________

 

RECHERCHE

5 mesures – 26 actions

Assurer le transfert rapide des avancées de la recherche au bénéfice de tous les malades

Mesures 1 à 5

 

OBSERVATION

4 mesures – 12 actions

Mieux connaître la réalité des cancers en France

Mesures 6 à 9

 

PRÉVENTION – DÉPISTAGE

8 mesures – 37 actions

Prévenir pour éviter des cancers ou réduire leur gravité

Mesures 10 à 17

 

SOINS

7 mesures – 27 actions

Garantir à chaque patient un parcours de soins personnalisé et efficace

Mesures 18 à 24

 

VIVRE PENDANT ET APRES UN CANCER

6 mesures – 16 actions

Améliorer la qualité de vie pendant et après la maladie, combattre toute forme d’exclusion

Mesures 25 à 30

 

 


3 THÈMES TRANSVERSAUX

 

Trois grands thèmes transversaux structurent et irriguent la stratégie du plan.

Ils y sont priorisés et se retrouveront dans chaque axe à travers des mesures et des actions spécifiques.

Ils représentent en soi de nouveaux défis auxquels doit faire face la lutte contre les cancers.

 

 

Ils visent :

 à mieux prendre en compte les inégalités de santé pour assurer plus d’équité et d’efficacité dans l’ensemble des mesures de lutte contre les cancers ;

 

 à stimuler l’analyse et la prise en compte des facteurs individuels et environnementaux pour personnaliser la prise en charge avant, pendant et après la maladie ;

 

 à renforcer le rôle du médecin traitant à tous les moments de la prise en charge pour permettre notamment une meilleure vie pendant et après la maladie.

6 mesures « phare »

AXE RECHERCHE

__________________________________________________________________________________

Mesure 1 Renforcer les moyens de la recherche pluridisciplinaire.

Labelliser cinq sites de recherche pluridisciplinaire en cancérologie. Sélectionnés sur une base compétitive, ces sites devront accélérer le transfert entre la recherche scientifique et les soins aux malades.

Augmenter de 50 % la participation des malades aux essais cliniques. L’effort portera en priorité

sur les populations les plus vulnérables, enfants, personnes âgées, tumeurs rares et formes graves.

Mesure 3 Caractériser les risques environnementaux et comportementaux.

Consacrer plus de 15 % du budget de recherche mobilisé par le plan à l’analyse des risques

environnementaux et comportementaux.

Contribuer au séquençage complet du génome des cinq cancers les plus fréquents.

Cet objectif s’inscrit dans le cadre de l’effort de collaboration mondiale sur le génome tumoral.

 

AXE OBSERVATION

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Mesure 6 Produire et communiquer annuellement des informations sur le cancer et sur la cancérologie.

Produire chaque année une analyse de la répartition des cancers sur tout le territoire.

 

 

AXE PRÉVENTION – DÉPISTAGE

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Mesure 14 Lutter contre les inégalités d’accès et de recours aux dépistages.

Augmenter de 15 % la participation de l’ensemble de la population aux dépistages organisés. Cette augmentation devra être de 50 % dans les départements rencontrant le plus de difficultés.

 

AXE SOINS

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Mesure 18 Personnaliser la prise en charge des malades et renforcer le rôle du médecin traitant.

Faire bénéficier 80 % des patients au moins d’un programme personnalisé de soins. Ce programme devra systématiquement impliquer le médecin traitant.

 

AXE VIVRE PENDANT ET APRÈS UN CANCER

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Mesure 25 Développer une prise en charge sociale personnalisée et accompagner l’après cancer.

Faire bénéficier 50 % des patients au moins d’un Programme personnalisé de l’après cancer.

Ce programme prendra en compte les besoins individuels de surveillance médicale, de soutien psychologique et social

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Jeudi 29 octobre 2009
« Il faut donner à ses enfants des racines et des ailes »... titre d'émission, mais aussi un proverbe juif qui m'est essentiel car il s'applique mieux que tout à ce que je souhaitais transmettre à mes enfants.

Il faut dire que je suis accompagnée d'une mère bien méditerrannéenne, de celles qui n'ont jamais fini l'éducation de leurs enfants. Qui donnent des racines, certes, mais te ligotent à tout jamais les ailes. Qui souffriront à tout jamais de voir ses enfants s'éloigner, et grandir, et vivre leur propre vie. A plus de 50 ans, elle me soule encore des mêmes conseils qu'elle me donnait à mes 17 ans. Conseils jamais suivis, elle le sait bien, et qu'elle persiste à donner encore et encore, espérant par dela les années que quelques uns vont aider à finir une éducation qu'elle estime n'avoir jamais terminée. Cette maman a d'autres atouts. Elle est toujours présente, même si parfois trop... et on peut compter sur son aide indéfectible et inconditionnelle au moindre souci.

Affublée d'une mère aussi « affectueuse », je pris, naturellement, une autre option. Ainsi vont les générations. Je me suis tournée vers une version alternative. Considérer que j'avais fait au mieux mon travail d'éducation, et qu'un jour, vers la fin de l'adolescence, il n'était plus de mon rôle de continuer à indiquer le droit chemin à mes enfants. L'éducation donnée tout au long de l'enfance et de l'adolescence étant à mon sens suffisante à leur donner de solides racines, sur lesquelles se référer, se resourcer, se fédérer. A eux maintenant de voler des leurs ailes, et moi, je serai l'infaillible chêne chenu aux branches solides, toujours présente sur leurs routes, toujours la pour soutenir, pour aider, mais pas pour poursuivre.

Cette vision éducationnelle, cette manière de voir et d'accepter l'adulte né de mes enfants, a entrainé des conséquences inattendues. Autant, j'ai passé toutes mes années à me dépatouiller de l'encombrante affection de ma propre mère, autant je vois maintenant, avec un plaisir teinté de suprise, mes enfants venir spontanément et joyeusement à moi, déclencher et apprécier les moments passés ensemble. Leurs ailes les portent vers la vie, mais ne les éloignent pas de moi, bien au contraire. Ces ailes de la liberté sont donc aussi celles d'une relation de confiance, de mère adulte à enfant adulte.

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Samedi 17 octobre 2009

 

Etre en permanence au régime dans sa tête, et jamais dans les faits ! telle est ma situation quotidienne. C’est une vraie fracture de l’âme.

 

L’histoire de mon régime pourrait être assimilée à cette petite voix de cerveau gauche, sans cesse en vibration, qui instille à la fois les conseils avisés et les ordres de ne pas les suivre.. Qui arrive à rendre tellement impératifs les ordres insensés que la propriétaire de la petite voix ne prend jamais la bonne voie, mais systématiquement déraille vers la déraison de l’alimentation

 

La résonnance de la petite voix perfide est plus ou moins audible selon les moments. Le matin au réveil, la voix de la raison l’emporte et rester raisonnable n’est pas un souci alimentaire. A midi, cela reste encore facile. Même si le privilège, dans le feu de l’action, va, malgré les conseils de la voix, vers les aliments les plus caloriques. Mais le soir, quand s’arrête l’action, le retour à domicile est, soudain, un signal encore mal expliqué jusqu’à ce jour, de prise de pouvoir de la petite voix.

Cette voix discordante, murmurant d’un côté « tu dois maigrir », de l’autre « tu dois manger », sème le trouble, et induit l’anarchie. Elle pousse à manger, manger n’importe quoi, et il n’est plus question à aucun moment de ressentir la satiété, ni même le plaisir. Il n’est plus question de s’arrêter. Poussée par la voix, il devient alors nécessaire de manger pour la faire taire, pour entasser sur sa culpabilisante litanie du soir des couches de sucre et de gras. Elle ne s’apaise pas. Des heures durant, elle murmure sa méchante mélopée … « mange sans songer à la culpabilité, sans te poser de question, sans te demander si tu en as envie, ou si tu as faim. Mange, car tu ne sais rien faire d’autre pour apporter un peu de douceur dans ta vie »

 

Les kilos sacralisent les victoires successives de cette petite voix assourdissante.


Alors finalement, ce qu’il faut, ce n’est pas se mettre au régime tous les matins. Je crois que c’est cette méthodologie inadaptée, chaque jour renouvelée à l’identique nullité, qui met en échec toutes les tentatives de retour à un ordre alimentaire.

 

En fait, c’est le soir, et le soir seulement que les efforts de concentration doivent porter.

 

Y réfléchir dans les jours à venir


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Mercredi 14 octobre 2009

Les nouveaux élus des Conseils de L’Ordre des Médecins figurent dans le dernier numéro du bulletin de l’ordre.

Il s’agit d’un renouvellement du 1/3 des conseillers ordinaux. 52 nouveaux conseillers ont été élus en juin 2009

Les voici, alignés sur 5 pages, avec leurs photos, nom, région… et leurs dates de naissance ..

 

Hormis 2 femmes, dont âges n’apparaissent pas… preuve que l’on ne traite pas encore tout à fait les femmes comme les hommes dans le milieu médical !

 

L’observation des âges de ces 50 messieurs permet de constater le résultat suivant :

- 20 des 50 élus ont plus de 66 ans

- 20 autres ont entre 60 et 66 ans

- Il en reste 10 sur 50 de moins de 60 ans. Pas un seul n’a moins de 50 ans.

 

Cette activité étant bénévole, il se conçoit que des praticiens plus avancés en carrière et en âge aient plus de temps à lui consacrer. D’accord, mais ce profil de dirigeants d’une instance professionnelle est il compatible avec le dynamisme qu’on en espère ou que l’on en attend ? Ce n’est pas une diatribe contre les vieux, ni une pub pour le jeunisme.

Néanmoins, le profil de nos conseillers ordinaux interpelle.

En effet, en règle générale, plus on vieillit, moins on s’adapte, moins on a envie de changer, d’évoluer, de faire évoluer. Moins on est sensible aux problèmes rencontrés par de plus jeunes que soi, tant ils paraissent facilement surmontables avec le recul et l’expérience.

La pyramide des âges ainsi révélée est le bel écho d’un certain statisme, pour ne pas dire conservatisme de ce Conseil de l’Ordre.


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